Trois heures déjà que Louis est parti à la recherche d’un dictionnaire pour chercher le mot “idiopes”. Quelle idée folle ! L’endroit regorge de castorz. Heureusement que Castor Slayer l’accompagne. Je suis enfin seul avec Zoey, et ça doit faire au moins deux mois que j’ai envie de la prendre aux échecs. Manque de bol, va trouver un jeu d’échecs en pleine cambrousse. Alors on joue de mémoire sans pions ni plateau et elle gagne, cette garce. C’est alors que me vint une merveilleuse idée. Avec tous les cadavres de castorz morts, nous avons confectionné un jeu d’échecs géant en rajoutant des accessoires sur nos ennemis.
- Bon sang de castorz ! Arrêtez jeunes fous !
Castor Slayer apparut, Louis à ses côtés, et le regard qu’il nous lança nous fit comprendre que nous n’aurions jamais dû faire un jeu d’échecs avec des castorz.
- Rassemblez vos affaires. On bouge.
- Mais heu …
- Dépêchez-vous, ils ne vont pas tarder à attaquer. Je ne sais pas si vous avez oublié ou quoi, mais les castorz adorent les échecs, ça les attire.
Comment avions-nous pu mettre de côté cette règle élémentaire de survie en territoire castorz ? Pendant que Zoey mettait son sac sur son dos et que Louis pestait parce qu’il n’avait pas trouvé de dictionnaire, je m’approchai de Castor Slayer pour m’apercevoir que celui-ci était en train de pleurer. Je lui demandai pourquoi, il me répondit que c’était à cause des oignons. Et je l’ai cru, qui ne croirait pas Castor Slayer ?
Peu après, nous furent attaqués par trois hordes enragées, à l’endroit même où nous avions joué aux échecs. Louis ne saura jamais si le mot “idiope” existait.